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Κυριακή, 19 Σεπτεμβρίου, 2021

Batailles

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Au moins 20 civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans des combats acharnés entre les rebelles et les forces fidèles au gouvernement fédéral dans le district éthiopien d’Afar, qui borde le Tigré, a déclaré jeudi un responsable éthiopien.

Les combats à Afar (nord-est) révèlent le danger de propagation de la guerre au Tigré, déclenchée par le Premier ministre éthiopien Abi Ahmed contre les autorités régionales, proches du Front de libération du peuple du Tigre ; et ont contraint des centaines de de milliers de personnes à fuir leurs foyers, selon les Nations Unies.

Dimanche, des guérilleros appartenant au TPLF ont signalé qu’ils menaient des opérations limitées.

Mais Mohammed Hussein, un responsable du service national de protection civile en charge de la zone, a indiqué hier à l’AFP que les opérations du TPLF étaient de grande ampleur et que les forces rebelles avaient “traversé la région Afar et attaqué des communautés d’éleveurs innocentes”.

« Les combats acharnés se poursuivent. « Près de 70 000 personnes sont immédiatement touchées et déplacées.

Un porte-parole de la guérilla, Getatsu Renta, a qualifié les allégations des forces du TPLF de “tuer” des civils.

M. Abby, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, a envoyé en novembre 2020, après des mois de tensions, l’armée fédérale pour intervenir au Tigré pour arrêter et désarmer la direction du TPLF, laquelle forces accusées d’avoir attaqué des camps des forces fédérales. Le TPLF, qui dirigeait la province jusqu’alors, était pratiquement en conflit avec le gouvernement central après avoir perdu le pouvoir au niveau fédéral, trois ans plus tôt. Cette faction a monopolisé le pouvoir en Éthiopie pendant trois décennies.

Bien qu’Addis-Abeba ait promis que la guerre serait de courte durée et ait déclaré sa “victoire” dans le conflit fin novembre, après la prise de Meckele, la capitale du Tigré, les affrontements se sont poursuivis et ont récemment pris une tournure défavorable pour M.’ gouvernement de S. Abby. Le 28 juin, les rebelles reprennent Meckele, puis une grande partie du Tigré, un tournant dans le conflit.

Promettant de repousser les combattants du TPLF, M. Abby a mobilisé des forces régionales, majoritairement originaires d’Oromia, pour combattre aux côtés de l’armée fédérale.

Les combats dans la région Afar entravent l’acheminement de l’aide humanitaire vers le Tigré.

Des véhicules du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été attaqués dimanche à environ 100 km de la capitale régionale Semera, obligeant l’agence des Nations Unies à suspendre les services via cette route.

Cet axe a été encore plus critique pour l’acheminement de l’aide humanitaire ces dernières semaines, suite à la destruction fin juillet de deux ponts d’importance stratégique sur d’autres routes.

Selon un document interne de l’ONU qui pourrait être consulté par l’Agence française, les combats ont impliqué les forces spéciales et les forces tactiques de l’armée fédérale avec la guérilla du TPLF dans deux zones adjacentes au sud du Tigre, où des milliers de paramilitaires ont récemment été déployés. .

La route reliant l’Éthiopie au port de Djibouti, à l’est d’Afar, est vitale pour ce pays enclavé.

Jeudi, le responsable de la Protection civile a assuré que cette route est “ouverte” et “sûre”, réfutant l’information contraire, qu’il a qualifiée de “propagande” du TPLF.

Au Tigré même, où les forces rebelles ont lancé il y a une dizaine de jours une offensive dans le sud et l’ouest de la région pour chasser les forces appartenant à l’ethnie amhara, deux camps abritant des milliers de réfugiés de l’Érythrée voisine ont été touchés par les combats.

Alors que l’ONU parlait d’un mort dans l’un des camps, l’Agence éthiopienne pour les réfugiés a fait état d’au moins six réfugiés morts par la faute des “combattants” du TPLF.

L’agence a accusé les guérilleros d’avoir développé de l’artillerie lourde dans les camps, de piller des véhicules et des entrepôts et d’empêcher les réfugiés de partir, les mettant en « situation d’otage ».

Un porte-parole rebelle a assuré cette semaine que les forces du TPLF n’avaient aucune intention de nuire aux réfugiés.

 

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