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Πέμπτη, 24 Ιουνίου, 2021

Tollé

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Au moins 42 personnes ont été tuées, dont un policier, lors de manifestations antigouvernementales en Colombie depuis le 28 avril, dont la violente répression a déclenché un tollé international.

Le médiateur, autorité publique indépendante chargée de la protection des droits de l’homme, a évoqué “41 citoyens” et “un membre des forces de l’ordre” décédés au cours des treize derniers jours. Un rapport antérieur des autorités estimait le nombre de morts à 27.

De son côté, le ministère de la Défense, auquel appartient la police, dénombre 849 membres des forces de l’ordre qui ont été blessés, 12 par balles, et 716 civils qui ont été blessés, sans préciser combien d’entre eux par balles.

Ce sont les mobilisations de masse les plus sanglantes contre le gouvernement du président de droite Ivan Duque depuis les manifestations massives de 2019 et celles de 2020 contre la barbarie policière.

L’ampleur des mobilisations est sans précédent dans un pays peu habitué à la contestation sociale, où une grande partie de la population est tombée dans la pauvreté en raison de l’impact de la nouvelle pandémie de coronavirus. Un pays qui, après tout, a du mal à tourner la page de la guerre civile qui dure depuis des décennies, malgré l’accord de paix de 2016 avec l’organisation jusqu’alors rebelle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

De leur côté, les ONG Temblores et Indepaz font état d’au moins 47 décès, dont «39 dus aux violences policières».

Les allégations d’abus par les forces de l’ordre, documentant de nombreuses vidéos téléchargées sur des sites de réseaux sociaux, alimentent la colère de la rue.

Une première rencontre lundi entre le gouvernement et la Commission nationale de grève, qui organise les manifestations, n’a pas mis fin à la crise qui a déclenché un projet de loi de hausse des impôts pour atténuer l’impact de la pandémie sur l’économie.

Le pays d’environ 50 millions d’habitants pleure près de 79000 morts à cause du COVID-19.

Le président Duchesse a semblé favorable à “l’usage disproportionné de la force” par les forces de l’ordre, Jennifer Pedrasa, une dirigeante étudiante et membre de la commission, a appelé à de nouvelles manifestations aujourd’hui.

Le commissaire du gouvernement pour la paix, Miguel Sebagios, a assuré hier à la station de radio W que les “abus de la police” n’étaient pas seulement “condamnés, mais seraient traduits en justice”, mais il a insisté sur le fait que des crimes étaient commis “par des citoyens blessant d’autres. Citoyens” et membres “application de la loi”.

 

Cinq policiers sur place

La police colombienne a annoncé lundi que cinq de ses membres avaient été mis à disposition, tandis que 62 autres faisaient l’objet d’une enquête pour la manière violente dont ils avaient agi.

Bien que le projet de loi de réforme fiscale ait été retiré le 2 mai, la mobilisation de masse se poursuit, à la fois contre la répression policière et pour répondre à l’appel du gouvernement à un changement de cap, à un moment où la pauvreté touche désormais 42,5% des citoyens., Les inégalités se creusent, la corruption persiste. la violence armée et incessante est en augmentation.

En plus des rassemblements quotidiens, qui s’intensifient souvent après la tombée de la nuit avec des affrontements entre manifestants et police anti-émeute, de nombreuses villes sont testées par des blocs de protestation, comme Kali (sud-ouest), l’épicentre de la crise.

La mort de deux hommes restés dans un état critique pendant plusieurs jours a été annoncée hier mardi.

Lucas Villa, un professeur de yoga de 37 ans, a été blessé par balle lors d’une marche pacifique le 5 mai à Pereira (centre). Le président Duke a condamné sa mort et a exigé via Twitter que «les responsables» soient punis «de tout le poids de la loi».

De son côté, l’ONG Lazos de Dignidad a annoncé la mort d’Alejandro Sapata, 20 ans, “gravement blessé par des membres de l’ESMAD”, l’unité spéciale de la police anti-émeute, lors d’une manifestation le 1er mai à Bogota.

La maire de la ville, Claudia Lopez, a souligné qu’il s’agissait du premier décès dans la capitale depuis le début des mobilisations de masse et a promis qu’une enquête serait menée.

Les Nations Unies, l’Union européenne, l’Organisation des États américains (OEA) et plusieurs gouvernements, dont les États-Unis, ont dénoncé le recours disproportionné à la force par les forces de l’ordre pendant les manifestations.

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